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jeudi 05 juillet 2007

Le Village du Livre d'Ambierle s'étoffe

Bartavelle juillet 2007, le Village du Livre d'Ambierle accueille un nouveau commerçant du Livre, ils sont 6 maintenant:

Jean-Marc Didillon : "Fleur de Sapience"

David Turchi : "La Bouquinerie"

Jean-Pierre Foyatier : "Kestuli?!"

Fabienne Panel : "L'Atelier des Saveurs"

Eric Ballandras : "La Bartavelle"

Gérard Marchand : "BD Story"

des milliers de livres dans leurs boutiques

jeudi 08 mars 2007

Ecrire à l’appel

« La Voix des 150 »

Ce que je vous propose ici même, c’est un défi d’écrit, un enjeu d’œuvre, de vous à l’œuvre, dès cette heure.

Ce que vous propose ici, de chez moi, c’est d’être un bâtisseur d’œuvre collective, c’est d’entrer en projet d’écriture, un chantier de mots.

Ce que je vous propose, c’est chez vous en coin de feu.

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme… »

Je vous propose de montrer le voie des 150 pour donner de la voix à 150 objets.

Je m’explique ; l’idée serait de lister les objets qui sont, pour vous, chargés d’un grand poids émotionnel, des objets qui vous sont chers, qui ont marqué comme autant de cailloux les chemins intimes et buissonniers de votre vie. Ces objets, objet de votre nostalgie, ces objets qui sont votre petite madeleine….
Je m’éclaircis : l’idée serait d’écrire à propos de chaque objet, de le rendre palpable, de le rendre frisson, de le rendre grandiloquent, unique, fort, fort en mots, fort à aimer comme à détester.

Soyez auteur des 150 objets.

  • pourquoi 150 ? parce que c’est beaucoup, parce que c’est un défi défiant, peut-être même déviant. Certains se lancent des défis sportifs, sans arrêt, à grands coups de… et que je te traverse l’Atlantique à la rame, … et que je te grimpe la face cachée.
  • Lançons-nous un défi d’écrit : 150 auteurs pour 150 objets !

Le recueil aura pour originalité de rassembler des textes anciens d’auteurs reconnus, la partie anthologie, des textes d’auteurs contemporains sollicités pour l’occasion et des textes d’auteurs spontanés

mercredi 07 février 2007

officiel

rendez-vous sur le site officiel du 15ème Festival de la Science-Fiction et de l'Imaginaire (19/20/21 octobre 2007) : "Sur la piste des dragons oubliés"

www.festivalsf.fr

et sur celui du Village du Livre d'Ambierle

http://lamottedulivre.free.fr

 

mardi 06 février 2007

15ème FESTIVAL

Le 15ème
FESTIVAL de la SCIENCE-FICTION
et de l'IMAGINAIRE

aura lieu les vendredi 19, samedi 20
et dimanche 21 octobre 2007
dans le cadre fantastique du Château de la Roche (42)
sur les bord de Loire.
thème 2007 :
"Sur la piste des dragons oubliés"
d'après l'oeuvre d'Elian Black'MorScan0007_1

Angoulême est mort

ANGOULÊME, est mort, vive angoulême!

J'ai toujours beaucoup aimé rôder dans les dédales des chapiteaux du Festival International de la BD d'Angoulême. C'est à Angoulême, en 1981, que je découvre la fabuleuse et désormais historique exposition consacrée à l'univers d'Enki Bilal. C'est de là que vient l'envie de créer, pour le Festival de la Science-Fiction de Roanne, de belles expositions scénographiées.

Au fil des éditions du Salon d'Angoulême vont s'enchaîner des expositions de plus en plus prestigieuses, de plus en plus grandioses pour aboutir à ce chef-d'oeuvre; une scénographie aux mains du plus grand : François Schuiten! Je me souviens de ce parcours incroyable à travers les murs des "Cités Obscures". Avec Yves Rousseau, ami co-organisateur du Festival de Roanne, nous sommes sans voix devant l'ampleur de la création à l'oeuvre dans cette mise en scène. Ce n'est plus du décor, on est plongé, immergé au coeur des albums de Schuiten, c'est de la démesure! Devant tant d'émotion, nous renonçons même à tout voir d'un seul coup; on en garde pour le lendemain. Démesurée l'exposition et donc démesuré le budget, on s'en doute.
Est-ce cela qui a précipité le Festival au bord de la Charente, hors du centre ville; est-ce cela qui a conduit à paupériser le salon de la BD avec moins d'innovation, moins de stands, moins de visiteurs, moins de talent. Ce n'est pas à moi d'y répondre. Le renouveau est peut-être à ce prix-là? Voyons cela en 2008, mais sans moi.

Aujourd'hui, en 2007, plus de coups de coeur mais des coups de beurk! Plus de folie ! Comment! accorder tant d'argent à la création, à la culture, allons, voyons, il faut dépenser utile! que dirait le contribuable devant tant de débauche. Pour créer des décors alors qu'on peut, à moindre coût, se contenter d'installer quelques écrans plasma plats.

Plat! voilà qui résume bien l'angoulême d'aujourd'hui, plat et mercantile!

Vous l'avez compris! je fus déçu, déçu, déçu..

Note de lecture : AQUA TM

Je viens de terminer à regret la lecture du dernier roman de Jean-Marc Ligny : "AQUA TM" (L'Atalante - oct 06). Je l'ai vécu comme un très grand moment de lecture. J'ai enchaîné les événements de cette histoire proche comme il a voulu qu'on les enchaîne.

Jean-Marc Ligny situe le corps de son roman dans les années 2030, un futur relativement proche pour une presque science-fiction. Comme beaucoup d'auteurs contemporains, son message anticipe les effets de l'homme dit moderne sur l'évolution de la planète. Comme tant d'écrivains, comme les cinéastes ou même les scientifiques, son décor accumule tornades, pluies trorrentielles, sécheresse extrême, famines et autres plaies d'un XXIème siècle commençant. Mais chez lui, dans cet épais roman de 130 pages!, rien n'est trop pesant, rien n'est gratuit, rien n'est remplissage ou convenance et c'est sans doute cela qui le rend plus inquiétant. L'intrigue est bien charpentée avec des rebondissements et des personnages criant de vérité.

Ligny leur donne vie avec un tel talent qu'ils nous deviennent proche, on les a côtoyés; certains sont vite devenus nos amis : Laurie, bien sûr, mais aussi Rudy, le chauffeur du camion humanitaire qui parcourt l'Afrique pour une ONG.
L'Afrique, c'est le lieu central de l'action -et de l'action il y en a! on est dans un film et ça trépide- l'Afrique, un pays que Jean-Marc Ligny connaît bien. On y retrouve les coutumes, les cérémonie, le langage, les costumes, les couleurs, la musique et... la magie. Ce décor va permettre à l'auteur de donner, en filigrane, toute la dimension imaginaire du récit. Vous aimez l'Afrique ou la méconnaissez, le récit, palpitant, vous plaira. Vous aimerez Abou et l'amour qu'il porte à Laurie.

On suit, sur plusieurs chapitres, le parcours d'un chargement de pompes destinées à exploiter un gisement d'eau -véritable trésor en ces temps de désolation. Cheminement de deux occidentaux, seuls à bord d'un camion, seuls mais bravant toutes les embûches, seuls et attachant. Cette course vers le Burkina-Faso n'est jamais lassante -sauf pour les passagers du camion!- On accélère avec le camion, parfois on le sent poussif ou cassé; puis le récit redémarre avec lui. Là encore s'exprime tout le talent de Jean-Marc Ligny. Il excelle dans les descriptions -des pages entières seront des morceaux d'anthologie qu'on étudiera dans les écoles!- comme il excelle dans les scènes d'amour.

Si Jean-Marc Ligny nous fait aimer l'Afrique, il nous donne la nausée américaine avec ses consortiums, ses magouilles armées par le bras de la technologie, ses sectes pilleuses d'humanité(s) et ses PDG déshumanisés. Il montre du doigt les hégémonies et ne se prive pas de faire plier les genoux aux trop grands d'outre-atlantique. Les vitrages de leurs tours de verre les a rendu aveugles et désentimentalisés, lobotomisés.

Aqua_tm

*Oubliez vite le roman de Kim Stanley Robinson - que nous aimons beaucoup par ailleurs notamment pour son cycle de 3 romans sur la terraformation de la planète Mars. Dans "Les quarante signes de la pluie" (Presses de la Cité - oct 06) il s'enferre, s'enferme, sans panache.

A lire par contre, sur le même registre, l'excellent Jean-Pierre Andrevon dans "Le Monde enfin" (Fleuve Noir - janv 06) : "Un vieil homme parcourt à cheval la France, vidée de ses habitants comme la totalité de la planète à la suite d'une pandémie foudroyante 45 ans plus tôt." Très poétique, du grand Andrevon, comme on l'aime. Le maître du "post-cataclysmique".

Vous l'aurez compris, je tiens ces auteurs en très haute estime et les considère comme les écrivains les plus marquant de la SF aujourd'hui.