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novembre 2007

mercredi 28 novembre 2007

La Ballade des Perdus

Interdit aux goths

Qui sont ces perdus dont Jean-Marc Ligny nous détaille par le menu les errances, les plaisirs et les fondements? Ce qui, pour moi, fait le grand intérêt de ce "Poulpe": La Ballade des Perdus c'est une plongée dans un monde que j'ai, comme tout le monde, croisé dans les rues. Un aperçu uniquement "physique"; des filles en noir, des percing, des fringues  voyantes, des groupes inquiétants.  Je n'y voyais-là  qu'une mode affichée.  L'enquête est en quelques sorte reléguée en tâche de fond; le sujet mis à jour est l'univers complexe de ce qu'on appelle le mouvement gothique. Un univers  avec ses règles mais aussi son histoire avec des racines très anciennes, avec des fondateurs inspirés. De la science-fiction-reality? Le talent de Jean-Marc Ligny s'exerce totalement et permet de s'identifier totalement à l'enquêteur Gabriel Le couvreur, alias Le Poulpe. On partage les mêmes à priori sur ces "gothiques" noirs. Et quand on suit Le Poulpe tout cela devient plus sombre encore, plus inquiétant, angoissant. C'est sans doute le but poursuivi par l'auteur qui nous conduit jusqu'où nous ne serions jamais allés, qui nous initie sans danger. On a très envie, une fois le livre refermé, pris par un désir malsain, d'approcher l'œuvre du mage Aleister Crowley; curiosité ou fascination? Le livre refermé, je me surprend à regarder par-dessus mon épaule pour vérifier que personne ne voit que j'ai très envie de télécharger le concert de Baphomet! Roman policier ou docu-fiction? Il y a pourtant bien les ingrédients d'un polar, il y a des meurtres mais sont-ce vraiment des meurtres? Il y a bien un coupable désigné, mais coupable de quoi? Un livre qui m'a ouvert les yeux sur le noir, à ne pas mettre entre les mains des "goths"

Le Poulpe est un personnage libre, curieux, contemporain, qui aura quarante ans en l'an 2000.C'est quelqu'un qui va fouiller, à son compte, dans les failles et les désordres apparents du quotidien. Quelqu'un qui démarre toujours de ces petits faits divers qui expriment, à tout instant, la maladie de notre monde. Ce n'est ni un vengeur, ni le représentant d'une loi ou d'une morale, c'est un enquêteur un peu plus libertaire que d'habitude, c'est surtout un témoin

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La Ballade des Perdus - Le Poulpe N° 252 - La Baleine - www.editionsbaleine.fr

lundi 12 novembre 2007

L’appel du Dragon

Dsc04565 :

succès monstre pour le

15ème Festival de la Science-Fiction et de l’Imaginaire

 

Le public s’est pressé nombreux ce week-end au Château de la Roche, en effet, c’est plus de 2500 visiteurs qui se sont lancés « Sur la piste des Dragons oubliés ». C’est ce qu’on appelle un thème porteur. Le file d’attente s’étirait jusque sur la digue et le terrasse du Château par ce beau soleil venu éclairer les Dragons ressurgis d’un lointain imaginaire collectif.

La fantasy, branche « médiévale » de la Science-Fiction, très en vogue depuis Le Seigneur des Anneaux, était à l’honneur pour ce Festival biennal avec des auteurs (Elian Black’Mor, Carine Mazé, Yannig Germain, Gwen Kéraval, Dépé, Jean-Yves Mitton, Jean-Marc Ligny, Claire Panier-Alix…) venus dédicacer de beaux ouvrages au Salon du Livre installé au rez-de-chaussée.

Mais, bien sûr, l’attraction c’était l’exposition du 1er étage astucieusement scénographiée par l’Atelier des Charrons, l’exposition des 130 caisses retrouvées à La Roche lors de la restauration du Château, caisses enfouies-là quand l’exposition a été interdite en 1889. Dans les caisses ouvertes pour le Festival on pouvait mesurer l’immensité du travail de découvreur d’Elian Black’Mor et l’immensité de l’imaginaire de l’auteur des 3 carnets de voyage « Sur le Piste des Dragons oubliés » (édition Au Bord des Continents). On entrait ensuite dans l’intimité du pisteur de Dragons en pénétrant dans son laboratoire retrouvé.

Perdus dans ce dédale, les parents apeurés serraient forts les mains de leurs enfants à l’aise dans cet univers qui leur est familier. Sur la digue, un chantier de fouilles les attendait avec les outils et les conseils d’archéologues. Il y aurait beaucoup à dire sur ces trois jours fous qui ont donné à rêver dans ce monde si sérieux, beaucoup à dire sur le film, The Host, passionnant de bout en bout, émouvant, beau. Le Festival est soutenu par la CoPLER, la Région Rhône-Alpes, Le Département de la Loire, la Direction Générale des Affaires Culturelles.

Si les Dragons sont repartis, l’exposition va entamer une tournée… des images, des originaux d’auteur et de BD, sont encore exposés tout un mois, en prolongement du Festival, à l’espace de La Tête Noire à St-Symphorien de Lay.

Bravo à Rhône-Alpes SF, organisateur du Festival et à la CoPLER qui co-produit ; ils ont su flairer un thème éminemment populaire qui a drainé jeunes et parents sur la piste des dragons oubliés.